Les géants de l’alimentation forment une coalition pour lutter contre la pollution des emballages souples

La pollution plastique est un problème mondial omniprésent. Dans l’Union européenne, les régulateurs espèrent transformer la structure linéaire de la consommation des ressources en un système circulaire. Les déclarations politiques soulignent l’importance d’augmenter les taux de recyclage dans la transition vers un modèle circulaire qui maintiendrait le plastique dans l’économie et hors de l’environnement. Le plan d’économie circulaire du bloc, adopté en 2020, a fixé l’objectif que tous les emballages sur le marché de l’UE soient “réutilisables ou recyclables de manière économiquement viable d’ici 2030”.

Pourtant, les taux de recyclage restent obstinément bas. Selon un récent rapport de l’OCDE, seulement 9 % du plastique produit aujourd’hui est recyclé avec succès.

Les emballages souples – couramment utilisés dans le secteur alimentaire – posent un problème particulier aux infrastructures de recyclage existantes en raison du coût élevé de la collecte, du tri et du recyclage de ce plastique léger (et souvent multicouche). Des sacs de chips aux emballages de chocolat, sachets et films, les emballages alimentaires flexibles sont un flux de déchets microplastiques prédominant qui pose un défi unique.

Mais si l’emballage flexible est clairement lié à des conséquences environnementales négatives, le matériau offre également un certain nombre d’avantages. Il est très efficace et léger, ce qui signifie que les émissions de carbone sont minimisées tout en assurant la protection, la préservation et la qualité du produit.

Pour l’industrie alimentaire, l’approche privilégiée consiste donc à minimiser l’utilisation d’emballages flexibles – en passant d’un contenu vierge à un contenu recyclé – tout en maximisant les taux de recyclage et en prévenant les fuites environnementales. Et aujourd’hui, cinq des plus grandes entreprises alimentaires d’Europe – Mars, Mondelez International, Nestlé, PepsiCo et Unilever – ont révélé qu’elles avaient uni leurs forces pour soutenir une économie circulaire pour les emballages flexibles.

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