Le sommet de l’ONU sur l’environnement cherche de meilleurs moyens de réduire la pollution plastique

Les voies navigables du monde entier sont étouffées par la pollution plastique qui se retrouve souvent dans les océans.

La réunion de l’Assemblée de l’ONU sur l’environnement à Nairobi discute du problème des déchets plastiques.

Les délégués des pays membres ont présenté des propositions pour un traité mondial contraignant pour lutter contre la pollution plastique.

Le Pérou et le Rwanda ont présenté une proposition qui appelle à une approche complète de la pollution plastique.

La proposition appelle à la création d’un accord international juridiquement contraignant couvrant toutes les étapes du cycle de vie du plastique et en adoptant une approche d’économie circulaire des plastiques.

Il couvre l’utilisation et l’élimination du plastique, l’extraction des matières premières et la production de plastique.

La proposition est coparrainée par 13 pays ainsi que par l’Union européenne.

L’écologiste Wanjira Mathai est la fille de feu la lauréate kényane du prix Nobel de la paix Wangari Maathai, et vice-présidente et directrice régionale pour l’Afrique du World Resources Institute.

“Nous devons célébrer ce que le Rwanda essaie de faire parce que nous savons que sur le continent, le Rwanda continue de diriger avec respect, ils ont été le premier pays à nous interdire le plastique. La plupart d’entre nous ont suivi plus tard, en gardant notre environnement propre. C’est un pays qui a de la crédibilité en ce qui concerne cet agenda. J’espère vraiment qu’ils obtiendront le soutien nécessaire. Avec les informations dont nous disposons aujourd’hui, avec ce que nous savons aujourd’hui sur les impacts des plastiques sur nos océans, sur notre environnement, nous ne pouvons pas être ces personnes Nous devons trouver des alternatives, alors j’espère qu’ils obtiendront le soutien dont ils ont besoin », déclare Mathai.

Un récent rapport commandé par le Fonds mondial pour la nature (WWF) prévoit que la pollution plastique dans les océans du monde pourrait quadrupler d’ici 2050.

La recherche a été menée par le Centre Helmholtz de l’Institut Alfred Wegener pour la recherche polaire et marine, basé en Allemagne.

Elle a analysé plus de 2 500 études sur la pollution plastique pour compiler toutes les données disponibles sur ce sujet et générer des estimations.

Le rapport prévient également que d’ici 2100, “les zones marines de plus de deux fois et demie la taille du Groenland pourraient dépasser les seuils écologiquement dangereux de concentration de microplastiques”.

Il indique que la quantité de microplastiques marins pourrait être multipliée par 50 d’ici la fin du siècle.

Et c’est exactement le principal problème du plastique : il se désintègre dans l’océan en minuscules morceaux de microplastique.

Dans la capitale rwandaise, Kigali, les déchets plastiques sont recyclés par une entreprise locale.

Claude Bucyensenge, directeur de l’usine Rwanda Agroplastic, affirme que les gens doivent également assumer la responsabilité de leurs actes et ne pas jeter les déchets avec négligence.

“Les gens jettent des déchets plastiques dans les champs et ailleurs dans la nature et cela cause des problèmes. Nous devons changer le comportement de ces personnes, afin qu’elles ne répandent pas ce plastique partout. Je pense que cela réduira le risque de nuire à l’environnement et faciliter leur collecte pour le recyclage des déchets plastiques.”

Il espère que la proposition de son pays pourra faire une différence positive si elle est adoptée par le PNUE.

“La demande du Rwanda et du Pérou, qui s’inscrit dans une approche de cycle de vie complet de la gestion de la pollution plastique, peut donner des résultats positifs. Si les fabricants et les détaillants sont tenus responsables de la réduction et du recyclage des emballages en plastique, il ne faudra pas longtemps pour gagner la guerre contre les déchets plastiques.”

Le rapport du WWF, publié début février, a révélé que 88 % des espèces marines étudiées étaient négativement impactées par le plastique.

Les chercheurs estiment que jusqu’à 90 % de tous les oiseaux marins et 52 % de toutes les tortues marines ingèrent du plastique.