Ford annonce qu’il va étendre son offre de véhicules électriques en Europe

Une usine Ford à Cologne, en Allemagne, photographiée en février 2021.

Olivier Berg | AFP | Getty Images

Ford a annoncé son intention de déployer trois nouveaux véhicules électriques de tourisme et quatre nouveaux véhicules électriques commerciaux en Europe d’ici 2024, la société déclarant qu’elle prévoyait de vendre plus de 600 000 véhicules électriques par an dans la région d’ici 2026.

Le géant automobile souhaite également que toutes les ventes de véhicules en Europe soient à zéro émission d’ici 2035.

Dans un communiqué lundi, Ford a déclaré que la montée en puissance commencerait avec la production d’un crossover électrique de taille moyenne à Cologne, en Allemagne, en 2023.

Puis la fabrication d’un autre véhicule électrique à Cologne débutera en 2024, tandis qu’une version électrique du Ford Puma, produite en Roumanie, sera disponible la même année.

Ford a déclaré que la production de véhicules électriques prévue pour Cologne devait désormais atteindre 1,2 million de véhicules sur une période de six ans. L’investissement dans les véhicules électriques prévus pour Cologne s’élèvera à 2 milliards de dollars.

Côté véhicules utilitaires, quatre nouvelles versions électriques de la gamme Transit de Ford seront également produites à partir de 2023.

Dans des commentaires faits lundi, le président de Ford of Europe, Stuart Rowley, a déclaré que l’électrification représentait “le changement le plus transformateur de notre industrie depuis plus de 100 ans”.

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Ford a également déclaré avoir signé un protocole d’accord non contraignant avec le sud-coréen SK On Co. et le turc Koç Holding. Le protocole d’accord concerne la création d’une coentreprise centrée sur le développement d’une installation commerciale de batteries de véhicules électriques près de la capitale turque d’Ankara.

Si tout se passe comme prévu, on espère que la production de l’usine pourra commencer d’ici le milieu de cette décennie. Ford a déclaré que la coentreprise bénéficiait du soutien du gouvernement turc et aurait une capacité comprise entre 30 et 45 gigawattheures par an.

Tout cela intervient à un moment où l’Union européenne cherche à réduire l’empreinte environnementale des transports.

La Commission européenne, le bras exécutif de l’UE, vise une réduction de 100 % des émissions de CO2 des voitures et des camionnettes d’ici 2035. La Turquie, où se situerait l’installation de batteries, ne fait pas partie de l’UE.

Le Royaume-Uni, qui a quitté l’UE fin janvier 2020, veut arrêter la vente de voitures et camionnettes diesel et essence neuves d’ici 2030. Il exigera, à partir de 2035, que toutes les voitures et camionnettes neuves aient zéro émission d’échappement.

L’annonce de lundi fait suite à l’annonce de Ford la semaine dernière qu’elle séparerait ses activités de moteurs électriques et à combustion interne en différentes unités.

Ford est l’une des nombreuses grandes entreprises automobiles qui tentent d’élargir leur offre de véhicules électriques et de défier la Tesla d’Elon Musk.

En mars 2021, Volvo Cars a déclaré qu’il prévoyait de devenir une “entreprise de voitures entièrement électriques” d’ici 2030. Ailleurs, BMW Group a déclaré qu’il souhaitait que les véhicules entièrement électriques représentent au moins 50% de ses livraisons d’ici 2030.

En février 2022, le chef de l’exploitation Ashwani Gupta de Nissan a expliqué que son entreprise avait décidé de s’éloigner du développement de nouveaux moteurs à combustion interne en Europe une fois qu’un ensemble plus strict de normes d’émissions, connu sous le nom d’Euro 7, entrerait en vigueur.

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